Biographie / Autobio

Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 08:00
 Comme un poisson dans l'huile  Sardines sont Cuites
... Où comment Guillaume LONG décortique ses années de formation aux Beaux-Arts de Saint-Etienne.
       
En novembre dernier, j'ai eu une grosse déception dans ma " rencontre " avec cet auteur. Je faisais part sur le blog de mon accueil à l'égard de La Cellule. J'en avais lu beaucoup de bien, j'avais donc des attentes... mais je n'avais pas accroché. De manière abrupte et sans trop me fouler, je lynchais donc dans les règles ce one-shot.
L'avantage d'internet, c'est que c'est également un lieu confortable où l'on peut se prendre du temps avec les autres tout en gardant confortablement son postérieur au chaud sur son fauteuil fétiche.
L'accueil que j'avais réservé à La Cellule et la manière dont je l'avais formulé avait incité l'auteur à se prononcer pour défendre un tantinet son travail (voir les commentaires de la chronique). Chose rare, le ton est resté convivial.
Ne souhaitant pas rester sur un a priori négatif, doublé de l'intérêt suscité par l'échange de novembre, je voulais découvrir un peu plus ce Môssieur (Zorg devrait m'emboîter le pas également ^^... dès qu'il aura fini de se débattre avec la déco de k.bd).
Dans ce récit autobiographique, l'auteur passe au décapant ses années Beaux-Arts. De son arrivée dans une nouvelle ville à la façon " poussin tombé du nid ", il va faire l'apprentissage de l'indépendance en même temps que celle de l'amitié... amitié limite fusionnelle car il devient rapidement inséparable de son ami Rémi.
Beaucoup d'humour dans cet autobiographie, un homme qui ne se prend pas au sérieux.
 
Le dessin, en revanche, me fait à certains moments penser à une partie de Tétris grandeur nature : les corps des personnages pourraient relever d'un cours de géométrie variable. Ils sont dépossédés de détails quand à l'inverse, les décors en regorgent.
Le recours à la technique du gaufrier, sur les 120 pages du diptyque, donne un air bien ordonné à l'ensemble... invariablement... mais dont on ne se lasse pas.
Cela donne une impression de quelqu'un de bien structuré " psychologiquement "... une impression j'ai dit ! Car effectivement même si la forme est méticuleusement agencée, le fond est un peu plus déstructuré pour ce petit bout d'existence que LONG partage avec nous. Je pense que si l'auteur avait choisi de laisser libre court à des mises en pages hétéroclites, à l'image des états d'esprit du personnage ou de ses délires, nous aurions été confrontés à un grand n'importe quoi (en terme de support visuel).
Quelques délires psychédéliques hilarants à certains moments, des divagations d'un auteur qui nous embarque sans problème dans son imaginaire avant de nous ramener derechef dans la réalité.
Une lecture qui permet également de poser un regard sur les Beaux-Arts vus de l'intérieur, vision assez caustique tout de même... un vrai régal.
       
yepMon Avis : Très sympa, un diptyque qui se lit d'une traite.
Rendez une petite visite à l'auteur : un café un dessin, à boire et à manger.
       
    Comme un poisson dans l'huile & Les Sardines sont cuites
Diptyque
Éditeur : Vertige Graphic
Dessinateur / Scénariste : Guillaume LONG
Dépôt légal : 4è trimestre 2002 (Comme un poisson...) et 4è trimestre 2003 (Les Sardines...)
Tags de la Chronique BD : Autobiographie - Humour
       
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Par morue la fée - Publié dans : Biographie / Autobio - Communauté : Planète BD
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 10:00
Pilules BleuesDe nouveau je me suis plongée dans un récit autobiographique. Celui-ci couvre une période d'un peu plus d'un an et parle principalement de la relation affective de l'auteur.
Ce récit est à la fois une réflexion sur ses propres sentiments, mais aussi un témoignage sur les conséquences inhérentes à la séropositivité de Cati, sa compagne, et du fils de Cati (un petit bout d'homme âgé de 4 ans). Un quotidien pas toujours évident...
" Trois mois que je dessine ce que je vis ou ce que j'ai vécu.... 3 mois que je retourne ma vie avec eux dans tous les sens.... que j'écris, que je décris, que je cogite... sans répit, sans sortir la tête de ma propre vie sentimentale... je suis vidé ".
" Ma référence " concernant les ouvrages de PEETERS, c'est Lupus (j'y reviens à chaque fois, je suis désolée).
Pilules Bleues a été publié en 2001 (début de publication de Lupus en 2003). Après avoir lu cette autobiographie, je pense que Lupus en est la prolongation. Dans ma chronique sur Lupus, j'avais repéré l'importance des symboliques dans le récit. La lecture de Pilules Bleues m'en donne maintenant un éclairage. Et puis je trouve les similitudes impressionnantes, ne serait-ce que dans la physionomie des visages (Frederik PEETERS / Lupus, Cati / Sanaa, l'homme des planches 150 à 159 / Tony). Je ne pense pas que PEETERS soit incapable de dessiner autrement les visages de ses personnages puisqu'il a démontré le contraire notamment dans Pachyderme. Je ne renonce pas encore au fait de donner l'envie à quelqu'un de lire Lupus et peut être pouvoir en parler avec ce potentiel lecteur qui aurait également lu Pilules Bleues (je complique).
Quoiqu'il en soit, Pilules Bleues est un album touchant dans lequel PEETERS se dévoile et nous livre beaucoup de son intimité, ça m'a presque gênée à certains moments. Sans détours, il aborde la naissance d'une relation affective, la maladie qui pendant longtemps a tenu en main les cartes de leur quotidien. L'acceptation progressive de la maladie " mais je me rappelle qu'il arrivait aussi à Cati de se confondre avec le virus... ses rapports à la maladie étaient très instables et conflictuels ", la trithérapie, les angoisses de mort... l'humour les aide à relativiser leur situation.
En parallèle, se jouent d'autres choses à l'égard de l'enfant, Frederik se rend progressivement compte de la place qu'il doit prendre dans cette famille recomposée, l'acceptation lente du fait qu'il soit un " repère affectif " important pour le petit.
       
yep
Mon Avis : Touchant, sincère, très intime et véhiculant un message positif sur la vie.
Du genre d'ouvrages qui mettent une grande claque dans la gueule et nous remuent.
Un livre intelligent qui, sans banaliser la question du Sida, bouscule les préjugés et les idées reçues que beaucoup peuvent encore avoir sur cette question.
 
" J'ai accordé une seconde de ma vie, dans ma tête et mon coeur, à tous les sentiments les plus extrêmes " (Pilules Bleues).

" Je trouve toujours fascinante la confiance et la facilité avec lesquelles la propriété de la vie de certains individus se retrouve transférée dans les mains de personnes totalement étrangères, uniquement légitimées par leur savoir scientifique " (Pilules bleues).

" Je comprends que l'on puisse épisodiquement trouver éprouvant de regarder tous les jours sa maladie dans un miroir " (Pilules Bleues).
 
       
      Pilules Bleues
One Shot
Éditeur : Atrabile
Collection : Flegme
Dessinateur / Scénariste : Frederik PEETERS
Dépôt légal : octobre 2001
Tags de la Chronique BD : Autobiographie - Sida - Séropositivité - Couple / Famille - Trithérapie
       
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 10:00
BlanketsCraig THOMPSON nous offre ici une autobiographie sincère et émouvante.
Nous arrivons dans une maison dont nous ne visualisons que la chambre à coucher de Craig et de Phil, son frère. Le reste de la maison ne nous est pas accessible et les rares apparitions de son père, pour les sermons du soir, se soldent souvent en punition dans le cagibi, lieu clos et poussiéreux ou l'enfant revêche y passera la nuit... ce qui ne nous donne pas réellement envie de découvrir plus en détails le reste de l'habitation.
Excepté le jardin et ses espaces boisés qui l'entourent... lieu d'évasion, lieu où l'imagination galopante de Craig peut s'exprimer. On s'y évade.
Car à l'école aussi, Craig est l'objet de brimades. Il est le bouc émissaire de ses paires écoliers. L'école est un lieu d'échecs.
Les thèmes récurrents de cet album sont la foi et les sentiments.
Élevé dans une famille profondément croyante et pratiquante, Craig THOMPSON n'hésitera pas ici à faire part des doutes qui l'ont animés. La foi et ses leurres, la foi et ses aberrations.
Par le biais de la foi, nous découvrons un enfant qui tente de se trouver, de se comprendre avec les seuls repères qui lui ont été rendus accessibles jusque-là : les cours de catéchisme et la lecture de la Bible.
Jamais entouré, toujours rejeté, Craig trouve enfin l'occasion, à 17 ans, de pouvoir se confronter à l'Autre sans que cela ne lui porte préjudice. Avec Raina, il va connaître à 17 ans sa première relation amoureuse. Comme tout un chacun, cette relation est idéalisée.
 
Je me suis sentie quelque peu " petit poussin tombé du nid " au début de cette lecture.
Les brimades récurrentes dont est l'objet Craig (maison, école, cours de cathéchisme, colonie...) et les plans utilisés, nous donnent l'impression d'être physiquement présents... J'étais donc sensiblement apeurée comme Craig, apeurée par ce monde agressif qui l'entoure, apeurée par la cruauté des adultes, apeurée par l'impossibilité de donner un sens aux choses. Du coup, Craig est certain d'une chose : il refuse catégoriquement de devenir un jour adulte, tant leurs fonctionnements sont incompréhensibles.
Le sommeil offre la meilleure source de fuite possible... vers le monde imaginaire et l'oubli de soi.
Dans les moment d'éveils, seul le dessin permet ce voyage.
 
La force des images de cet album est incroyable. Ce sentiment est renforcé par le fait que certains passages sont totalement dépourvus de phylactères.
Je me rappelle, dans ma chronique du tome 6 du Décalogue, avoir abordé le fait que le graphisme est un outil du scénario... ici, je dirais volontiers l'inverse : quand le dessin a cette force, le scénario n'est qu'un outil totalement instrumentalisé et je vous renverrais également bien volontiers à Pinocchio (Winshluss) pour appuyer ce discours.
Dans cette manière d'écrire et de dessiner, Craig THOMPSON parvient tout à fait à nous retranscrire les sentiments, les douleurs qu'il a ressentie tout au lond de son enfance, et jusqu'à l'adolescence.
       
yepyep
Mon Avis : Coup de coeur BD !!^^ sur le conseil de Paul B (encore !!).
600 pages à dévorer. Une difficulté énorme à parler de cet album tant je le trouve touchant.
Pour en lire plus : la fiche éditeur, la chronique d'ActuaBD, ACBD, interview de Craig THOMPSON par du9, un p'tit bonus visuel... mais somme toutes assez peu de liens à vous proposer car les blogs francophones en ont peu parlé.
       
" Enfant, j'étais convaincu que le vrai monde était horrible et qu'il devait y avoir quelque chose de mieux  " (Blankets).

" Comparée à l'éternité, nos vies sur Terre ne sont que des petits rêves dans lesquels nous sommes tombés " (Blankets).

" Si un prisonnier devait être libéré de ses liens, autorisé à se retourner et à observer ce qui l'entoure, il aurait un véritable choc. En fait, il croirait probablement que ce qu'il a connu auparavant était la vérité, et que ceci est une sorte d'hérésie. Progressivement, il réalisera que ce qu'il pensait être un homme était en fait l'ombre de la statue d'un homme. Un plus grand choc encore serait de sortir les prisonniers de la grotte, à la lumière du soleil. Le premier effet serait l'aveuglement. Doucement, ils pourraient s'adapter à ce nouveau monde... commençant par distinguer ce qu'ils connaissent - les ombres - ... ensuite, ils pourraient examiner le ciel, mais seulement de nuit. L'étape  finale serait la possibilité d'observer le ciel de jour... de regarder en face la lumière du soleil " (Blankets).

" Je crois toujours en Dieu, à la parole de Jésus aussi, mais le reste du christianisme... cet Bible, ces églises, ce dogme... seulement dressés pour séparer les peuples et les cultures. C'est comme nier la beauté d'être un Humain et ignorer tous ces espaces qui ont besoin d'être remplis par l'individuel " (Blankets).
 
       
    Blankets
- Manteau de Neige -
One Shot
Éditeur : Casterman
Collection : Écritures
Dessinateur / Scénariste : Craig BLANKETS
Dépôt légal : mars 2004
Tags de la Chronique BD : Autobiographie - Religion - Sentiments
       
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 10:00
    Il était une fois en France 01    Il était une fois en France 02
Il était une fois en France 03
Il était une fois en France nous accueille en 1905. On est en Roumanie et on assiste aussi impuissant que Joseph JOANOVICI au génocide de sa famille. Caché sous les fondations de sa maison, il rencontre Eva, une petite fille aussi terrorisée que lui.
Plus tard, ils se marieront puis partiront en France chez l'oncle d'Eva, un ferrailleur, qui va embaucher Joseph comme employé dans sa petite entreprise.
A partir de là, la méticuleuse ascension de Joseph va se dérouler sous nos yeux.
Il était une fois en France est un mélange de fiction et de biographie.
Joseph JOANOVICI est un sacré salopard, mais sous la plume de NURY, on a énormément d'empathie pour lui.
Le long premier tome est comme une partie d'échiquier où les nombreux personnages principaux et secondaires se mettent en place.
Lorsqu'on rencontre Joseph dans cette série, il ne doit pas avoir plus de 6 ans. Quelques planches plus loin, on le retrouve sur ce qui semble être son lit de mort... le début du récit s'annonce être comme le bilan d'une vie, la majeure partie de l'intrigue se situant dans la période de la Seconde Guerre Mondiale.
Ensuite, il n'y a qu'à savourer la lecture de cette série annoncée en 4 tomes.
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yep
Mon Avis : La tension monte progressivement au fil des trois tomes... à quand la suite ?
Merci à Zorg pour la découverte.
La fiche série sur le site de Glénat.
       
       
" J'essaye de survivre, tu comprends ? D'avoir toujours un coup d'avance... de ne jamais m'embarrasser de sentiments ou de morale... Je ne peux pas faiblir, je ne peux pas ralentir..." (Joseph dans le tome 3).
 
       
      Il était une fois en France
Série prévue en 4 tomes
Éditeur : Glénat
Dessinateur : Sylvain VALLEE
Scénariste : Fabien NURY
Dépôt légal : septembre 2007 (tome 1), septembre 2008 (tome 2) et octobre 2009 (tome 3)
Tags de la Chronique BD : Biographie - Historique - Fascisme - Résistance - Corruption
       
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 10:00
    Marzi Int01
    Marzi Int02
Marzi est l'autobiographie de Marzena SOWA (scénariste de la série).
Enfant à l'époque, elle nous sert de guide dans la vie quotidienne polonaise. On explore les coutumes, le rapport à la religion, le quotidien et les tickets de rationnement, la vie à la ville... et à la campagne. Une tante qui vient de France, les Fêtes de Noël, une communion, Solidarnosc....
 
c1Des teintes ocres / marron / gris / blanc campent les ambiances et apportent une certaine douceur à l'ouvrage. A cela, on ajoute le regard qu'une enfant (aux environs de 8-9 ans) peut porter sur les faits et nous nous retrouvons quelque peu surprotégés dans la déferlante d'images et la présence implicite de violence (propagande, rationnement,...).
C'est toujours spécial avec les autobiographies : on ne peut rien dire sur ce qui est raconté, mais juste comme cela est raconté. J'avoue que si je n'avais eu l'intégrale en main, je me serais certainement arrêtée à la lecture du tome 2. En ayant accès aux deux intégrales, je trouve que le rythme se lance vraiment en fin de premier intégrale (les derniers chapitres sont très bons). Une déception à l'ouverture de la seconde intégrale où l'on repart pour quelques chapitres dans la vie quotidienne p3d'une fillette... avant que je ne vois de nouveau poindre un intérêt à la lecture une centaine de pages plus loin.
En grandissant, Marzi appréhende de mieux en mieux le monde qui l'entoure, même si les adultes qu'elles côtoient sont assez avares en explications... les bribes de réponses qu'elle glane à droite à gauche s'assemble comme un long puzzle.
Marzi, c'est le regard d'une enfant sur la vie de tous les jours. Du regard qu'elle pose lorsqu'elle visite un château ou lorsqu'elle visionne un film relatant la venue du Pape en Pologne... tout lui appartient, elle partage les émotions qu'elle a ressenties et de ce que cela lui a apporté.... des questions que cela a soulevé également ^^
Un regard naïf en quête de réponses logiques et censées afin de se construire des repères pour grandir et mieux comprendre le monde des adultes.
c1Ce qui m'a frappé, c'est que dans le contexte décrit, le monde des enfants est très cloisonné et distinct de celui des adultes. On voit Marzi passer certains rites de passages (Communion, abandon du doudou...) mais ces expériences sont très souvent solitaires et renvoient à la souffrance de l'enfant unique. Entourée de familles à fratries de 2 à 3 enfants, Marzi s'évade dans des temps de jeux avec ses petits voisins et ses petits cousins, mais les vraies questions qui la taraude, elle ne les formule que seule, quand elle est dans sa chambre. D'où l'importance du monde imaginaire qu'elle s'est construit pour se protéger de ce qu'elle voit et ce qu'elle entend : guerre, communisme, religion, manifestation, grève....
       
MouaisMon Avis : Rares sont les autobio qui partagent autant.
Pourtant, le rythme à deux vitesses de cette série (en cours) me laisse un petit goût.. d'auteur qui n'a su se décider entre dialoguer avec un public jeune et dialoguer avec un public adulte. J'ai adoré les chapitres relatant le contexte social de Marzi (quotidienneté polonaise, milieu ouvrier...), en revanche la quotidienneté d'une enfant rêveuse devient un tantinet longuet quand on s'engouffre les deux intégrales dans la foulée.
Je n'ai pas pu ne pas penser à Persépolis en lisant cette série... et franchement, la comparaison n'est pas possible. Persépolis est très bon.
 
" Je suis une grosse larme. Si je tombe dans une flaque, on me verra plus, s'il pleut, je disparaîtrais. Je marque avec mes larmes le chemin de mon existence invisible " (Marzi).

(A la chute du mur de Berlin) :
" Ce soir-là, on dirait que tous les murs de mon immeuble sont tombés avec. Comme si tous les appartements ne faisaient plus qu'un seul. Toutes les portes restent ouvertes. Ca y est, on l'invite, la liberté. On l'accueille tous ensemble, les bras ouverts, les coeurs à chaud " (Marzi).
 
       
    Marzi
Intégrale 1 : 1984-1987
Intégrale 2 : 1989...
Éditeur : Dupuis
Dessinateur : Sylvain SAVOIA
Scénariste : Marzena SOWA
Dépôt légal : septembre 2008 (Intégrale I) et octobre 2009 (Intégrale 2)
Tags de la Chronique BD : Autobiographie - Pologne - Vie quotidienne - Enfance - Politique
       
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