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Le Combat ordinaire 4 tomes / Série finie Editeur : Dargaud Dessinateur / Scénariste : Manu Larcenet Dépôt légal : de mars 2003 à mars 2008 |
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L’histoire :
Début des années 2000.
Il s’appelle Marco, il est photographe, célibataire et vit dans le trou du cul du
monde.
On fait sa connaissance en pleine séance de thérapie. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est sensible à ce qui l’entoure et assez émotif. En un saut de case, il peut passer du rire aux larmes, de l’ironie au grand moment de solitude (au sens propre comme au sens figuré).
Sur le quatrième de couverture il est écrit : « c’est l’histoire d’un photographe fatigué, d’une fille patiente, d’horreurs banales et d’un chat pénible ».
« La fuite fait partie du combat »
Alors je commencerais par dire que c'est une perle.
Attention : BD incontournable !!
Qui dit Manu Larcenet dit Bill Baroud, Nic Oumouk pour les plus connus.
Le dessin des albums est simple, convivial, il va à l'essentiel.
Le Combat ordinaire me faisait de l'oeil depuis un moment quand j'ai profité de la sortie du dernier tome pour l'acheter.
Le style de dessin n'est pas forcément celui vers lequel je me tourne spontanément.
A la première lecture, le plaisir de la découverte bien sûr, mais surtout la sensation
d'avoir dans les mains une oeuvre profondément humaine.
Mais à la première lecture, je ne m’étais arrêtée que sur la forme (pas la forme physique hein, qu’on ne se trompe pas !).
Bref, j’avais rangé cette série dans la bibliothèque… et puis j’ai eu envie de la relire.
A la seconde lecture, même impression, sauf que quelque chose que je n’avais pas remarquée à la première lecture m’a sauté aux yeux.
Il y a bien les personnages qui évoluent, qui murissent, et à qui on s’attache. Il y a bien ces petits événements qui font que la vie est ce qu’elle est, il y a bien ce style de dessin minimaliste qui paye pas de mine si on ne prend pas le temps de se poser avec la BD.
Ce qui m’a, sauté aux yeux donc, c’est que j’ai lu une histoire écrite sur un arc-en-ciel (si le style est gnan-gnan je m’en moque, il a le mérite d’être sincère).
Les couleurs ne sont pas là seulement pour enjoliver la
chose. Elles apportent au scénario et au dessin une foultitude de petits détails, elle situent l'état d'esprit de Marco (personnage principal).
C’est donc du fond dont je parle, et non plus de la forme.
Il y a dans cette œuvre une technicité qui me laisse pantoise.
Prenez le temps de la lire, ou de la relire. J’imagine
cependant fort aisément ne pas être la seule à avoir remarqué cela, mais je me berce d'illusions, en état d’extase (attention : lecteur heureux) ![]()
Alors je vais prendre le temps de vous dépeindre cet arc-en-ciel.
On verra aussi rapidement qu’il fait des introversions et que pour ces périodes-là les fonds de cases sont en noir et blanc.
Maintenant, je vais essayer de me rendre compéhensible pour la suite des choses.
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Dans le Combat ordinaire, on manie les extrêmes en permanence :
d’un Marco euphorique à l’idée de retrouver ses
amis de l’usine, le temps d’un reportage photos, à la situation de précarité dans lesquels ces derniers se trouvent.
De la tristesse de perdre un être cher au
soulagement de ne pas à avoir à revivre cet événement :
On est face à un subtile dosage.
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Ce que j'ai le plus apprécié, c'est le travail de fourmis que les frères
Larcenet (Patrice à la couleur) ont fait afin de permettre une écriture à double vitesse.
Concrètement, j'ai remarqué que la couleur des fonds de cases coïncide avec
l'état d'esprit du personnage principal.
Du coup, les couleurs utilisées font venir à l'esprit des expressions toutes
faites.
On voit Marco « rigoler jaune » et passer une « nuit blanche ».
On le voit « voir la vie en
rose » et deux cases plus loin être « vert de
peur ».
On le voit montrer « pattes blanches » et j'en passe et des meilleures.
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Les couleurs, c'est le petit bonus. C'est la bande-sons de la BD.
On a le sens propre et le sens figuré au sein d'une même case. Le tout agrémenté de dialogues intelligents et qui ne sont pas piqués des vers.
Il y a d'autres représentations auxquelles Larcenet fait référence. Celles avec les animaux. L'exemple le plus flagrant concerne son ami de chantier,
Pablo, qui est présenté comme quelqu'un de réfléchit, de posé. Au détour d'un planche, Larcenet nous donne ceci à regarder :
(symboliquement, la chouette représente la sagesse). Mais je ne m'attaquerais pas aux symboliques animales, ce n'est pas ça qui m'intéressait.
J'ai fait une page sur le blog où j'ai mis de côté ce que j'ai trouvé sur la symbolique des couleurs.
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Bisous, Morue
je te souhaite un bon anniversaire pour ce blog que je trouve assez énorme, tu dois y passer beaucoup de temps je pense. Bravo pour ton travail, c'est complet et bien présenté!
Merci pour tes coms sur mon blog, je te met dans mes liens de suite!!
A bientôt ^^