Missy est célibataire et mal
aimée. Étoile de la nuit, sa représentation est le clou du spectacle quotidien du Cabaret dans lequel elle travaille.
Ses rondeurs attirent les hommes et les font fantasmer. Un homme différent chaque nuit dans son lit. Elle cherche du réconfort et espère qu'un jour, l'un d'entre eux restera au-delà
du petit matin...
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Expérimentation, expérimentation !
J'avais repéré cet ouvrage dès sa sortie, intriguée par les critiques que j'avais lues. Et puis j'ai laissé faire le temps, sans me donner réellement les moyens de me procurer
Missy. Jusqu'à ce que je vous demande de me faire lire (je réitérerais une fois cette LAL éclusée)
et que Lo (toujours Lo ^^) me rappelle cet ouvrage à mon bon souvenir.
Je parle d'expérimentation, car le graphisme est réellement atypique dans cet album. Les silhouettes sont belles et soignées, mais les corps ne possèdent pas leurs détails habituels (les
mains sont des moufles et surtout, les visages sont vides, sans traits). Les corps ronds sont très gracieux (l'inconscient collectif, quant à lui, n'affuble-t-il pas la personne
trop ronde de maladresse, de lenteur... de gaucherie ?). Le dessin est aérien et emporté.
Ensuite, le scénario intervient par bribes, laissant la place à des successions de planches muettes. Il n'y a pas non plus de narration. Les dialogues sont disposés avec parcimonie
et les pensées intimes du personnage principal interviennent par bribes. On observe le tout avec un regard parfois espiègle.
La tension monte crescendo tout au long de la BD, sans même que l'on s'en aperçoive excepté sur la fin où elle nous frappe de plein fouet, comme un " coup de sang ".
Je suis réellement fascinée par ce One-Shot : les auteurs ont une technicité qui me captive. Généralement, les expressions du visage nous permettent de disposer d'éléments quant aux
ambiances (peur, fatigue, tristesse...). Ici, le lecteur doit faire sans.
Alors, même si on repère qu'il nous manque, de prime abord, des éléments habituels pour pouvoir se repérer dans cette fiction, on en fait pourtant rapidement le deuil.
Est-ce donc le code couleur qui fait son oeuvre ? Je pense qu'il joue effectivement, mais je ne pense pas que
tout lui soit du. Est-ce la prédominance d'éléments suggérés qui crée l'ambiance ? Le langage du corps se suffit-il donc à lui-même ?
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Mon Avis : J'ai réellement apprécié cette BD hors-norme. Le style employé fera pourtant que l'on y adhère pleinement... ou pas du tout.
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Missy One Shot Éditeur : La Boîte à Bulles Collection : Champ Libre Dessinateur : Hallain PALUKU Scénariste : Benoît RIVIERE Dépôt légal : octobre 2006 Tags de la chronique BD : Corps - Obésité - Amour propre |
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Bulles bulles bulles... |
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... Où comment Guillaume LONG décortique ses années de formation aux Beaux-Arts de Saint-Etienne.
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En novembre dernier, j'ai eu une grosse déception dans ma " rencontre " avec cet auteur. Je faisais part sur le blog de mon accueil à l'égard de La Cellule. J'en avais lu beaucoup de bien, j'avais donc des attentes... mais je n'avais pas accroché. De manière abrupte
et sans trop me fouler, je lynchais donc dans les règles ce one-shot.
L'avantage d'internet, c'est que c'est également un lieu confortable où l'on peut se prendre du temps avec les autres tout en gardant confortablement son postérieur au chaud sur
son fauteuil fétiche.
L'accueil que j'avais réservé à La Cellule et la manière dont je l'avais formulé avait incité l'auteur à se prononcer pour défendre un tantinet son travail (voir les commentaires
de la chronique). Chose rare, le ton est resté convivial.
Ne souhaitant pas rester sur un a priori négatif, doublé de l'intérêt suscité par l'échange de novembre, je voulais découvrir un peu plus ce Môssieur (Zorg devrait m'emboîter le pas également ^^... dès qu'il aura fini de se débattre avec la déco de k.bd).
Dans ce récit autobiographique, l'auteur passe au décapant ses années Beaux-Arts. De son arrivée dans une nouvelle ville à la façon " poussin tombé du nid ", il va faire l'apprentissage de l'indépendance en même temps que celle de l'amitié... amitié limite fusionnelle car il devient rapidement inséparable de son ami Rémi. Beaucoup d'humour dans cet autobiographie, un homme qui ne se prend pas au sérieux. |
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Le dessin, en revanche, me fait à certains moments penser à une partie de Tétris grandeur nature : les corps des personnages pourraient relever d'un cours de géométrie variable. Ils sont
dépossédés de détails quand à l'inverse, les décors en regorgent.
Le recours à la technique du gaufrier, sur les 120 pages du diptyque, donne un air bien ordonné à l'ensemble... invariablement... mais dont on ne se lasse pas. Cela donne une impression de quelqu'un de bien structuré " psychologiquement "... une impression j'ai dit ! Car effectivement même si la forme est méticuleusement agencée, le fond est un peu plus déstructuré pour ce petit bout d'existence que LONG partage avec nous. Je pense que si l'auteur avait choisi de laisser libre court à des mises en pages hétéroclites, à l'image des états d'esprit du personnage ou de ses délires, nous aurions été confrontés à un grand n'importe quoi (en terme de support visuel).
Quelques délires psychédéliques hilarants à certains moments, des divagations d'un auteur qui nous embarque sans problème dans son imaginaire avant de nous ramener derechef dans la
réalité.
Une lecture qui permet également de poser un regard sur les Beaux-Arts vus de l'intérieur, vision assez caustique tout de même... un vrai régal. |
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Rendez une petite visite à l'auteur : un café un dessin, à boire et à manger. |
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Comme un poisson dans l'huile & Les Sardines sont cuites Diptyque Éditeur : Vertige Graphic Dessinateur / Scénariste : Guillaume LONG Dépôt légal : 4è trimestre 2002 (Comme un poisson...) et 4è trimestre 2003 (Les Sardines...) Tags de la Chronique BD : Autobiographie - Humour |
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Au " Petit rien tout neuf avec un ventre jaune " vous trouverez des farces et attrapes.Le gérant, Patrick, vend du rire mais est de nature dépressive, d'autant qu'il vient de se faire plaquer par sa femme. Son ami, Hamed, gérant de l'épicerie arabe du quartier, ne parvient pas à le sortir de son abattement. Stéphanie non plus d'ailleurs, elle est vendeuse au "Petit rien...". Quant à Christian, son frère, son odieuse tentative de tricherie à Interville lui a fait perde femme, enfant et travail. |
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En décembre, je disais à Loula, qui me proposait de lire Les Petits Ruisseaux, que je n'avais pas d'affinité avec les oeuvres de Rabaté. Soit ! Mais j'ai changé d'avis
^^
Voici donc le titre que l'auteur a publié l'année dernière. C'est une petite bulle de vie banale. La vie de Patrick n'est pas très originale, si ce n'est son activité professionnelle. Disons que le terme d'anti-héros collerait mieux à ce héros (personnage principal) car il n'a pas un soupçon de confiance en lui et niveau estime de soi... il a du travail. Passé roi en l'art d'être confronté à des situations burlesques et absurdes, c'est pourtant là que cela nous fera sourire et poursuivre la lecture avec la certitude qu'un moment agréable est à venir. Et puis le franc-parler des personnages également, qui vient donner une touche acidulée et amusante. Une grosse louche de banalité servie sur lit de grain de folie, voilà le menu que nous a réservé Rabaté dans cette BD. Bref, je n'ai pas envie de vous en raconter trop, mais plus de vous laisser découvrir tout ça. A certains moments, je trouve pourtant que cela frise légèrement le pathétique mais Rabaté sait très bien retomber sur ses pattes. De nouveau une belle leçon de vie que voici, de nouveau une oeuvre qui m'a donné la peche et collé le sourire sur le coin des lèvres pour le restant de la journée. |
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Mon Avis : Triste et amusant, loufoque ou pathétique, ce livre est un peu tout à la fois... mais essentiellement un moment de lecture que je vous conseille.
Un grain de folie que l'on retrouve également dans la vidéo de promotion de l'album. Je vous guide de ce pas vers la chronique d'Alain et celle de biblioblog. L'album a une page Facebook qui lui est consacré (témoignages, accueils de lecteurs, critiques de la presse). |
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Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune One Shot Éditeur : Futuropolis Dessinateur / Scénariste : RABATE Dépôt légal : Août 2009 Tags de la Chronique BD : Célibat - Entourage - Sentiments - Humour |
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Bulles bulles bulles... |
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(si vous préférez la preview) |
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